Petit, Paul von Borax accompagne sa sœur dans son laboratoire. C'est l'époque de l'argentique, des bains qui puent et de la lumière rouge.

Il découvre les photos qui apparaissent comme par magie dans la chimie.

Ému, l'imbécile commet l'irréparable : confondre sa grenadine et le révélateur !

Cul sec, le breuvage !

Depuis, il ne cesse d'essayer de retrouver ce goût si étrange qui descendit lentement comme un caramel périmé au fond de sa gorge...

Les docteurs lui ayant déconseillé de reboire du révélateur,

il n'a plus le choix :

à défaut du gout, il aura l’odeur : il DOIT faire des photos.

Il ne s'arrêtera que lorsque... euh... que lorsque…euh…bon, il ne s'arrêtera probablement jamais.

Aujourd'hui, même si le numérique habite sa poche droite comme un ersatz,

sa vraie drogue, c'est toujours la chimie...

 

Et cette chimie, il la consacre, petit chenapan,

à photographier essentiellement des jeunes filles de peu de pudeur.

Pour son plus grand plaisir, il crée dans des histoires à dormir debout,

ses muses se prêtant à son jeu de corps et de lumières.

 

qui je suis :

un photographe Amateur, comme amateur de bonne chère, dont le corps à 50 ans et l’esprit sans doute environ 17 ou 22…pas beaucoup plus.

j'aime

ma fantastique femme, mes petits garçons, les vins d'alsace

les vieux appareils photos, la mer et les ruines

voler comme un oiseau et les blagues anti-enfants

marcher pieds nus et la science fiction

j'aime pas 

les chiens, conduire, les tirages imprimantes

les choux de bruxelle, les bananes, le front national

les sacs en plastiques, et les retouches photoshop.